Comment faire des économies sur l’éclairage à la maison

En complément de l’amélioration de son logement, il existe une multitude de mesures non coûteuses ou très peu coûteuses permettant d’économiser de l’énergie et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ces mesures concernent l’éclairage, la veille des appareils électrique, le chauffage, l’eau, l’aération, la cuisine et le confort d’été.

• L’éclairage.
L’éclairage représente jusqu’à 15% de la facture annuelle d’électricité spécifique. (hors chauffage et eau chaude sanitaire) (source ADEME 2007).

Des gestes très simples, de nouvelles habitudes et l’achat de petits équipements astucieux aident à mieux contrôler les lumières d’une maison.
– Privilégiez toujours les apports de l’éclairage naturel.
– Éteignez la lumière en sortant d’une pièce.
– Installer un interrupteur avec un voyant lumineux qui indique quand la lumière fonctionne, devant la porte de la cave, du grenier ou à l’intérieur de la maison pour contrôler un éclairage extérieur.
– Opter pour une minuterie (un interrupteur temporisé) plutôt qu’un interrupteur classique dans certaines dépendances (garage, cave, cellier…) afin d’éviter qu’une lumière oubliée brûle en permanence.
– Éteindre les lumières dès qu’on sort d’une pièce. La règle ne vaut pas pour les lampes fluo compactes et les néons dont la durée de vie sera raccourcie si on les allume et les éteint trop souvent.
– Équiper le logement d’un système qui déclenche ou éteint l’éclairage par un simple coup de téléphone. Ainsi pour simuler une présence, des luminaires s’allumeront automatiquement sans que l’on soit obligé de les faire fonctionner toute la journée lorsque l’on s’absente.
– Placer des détecteurs de présence à infrarouge dans le jardin. La lumière ne se déclenchera que lorsqu’une personne pénètre dans son rayon d’action.
– Toujours pour le jardin, installer des détecteurs crépusculaires qui entreront en fonction à la tombée de la nuit et pas avant.
– Évitez les lampes halogènes à éclairage indirect.
– Dépoussiérer régulièrement les ampoules afin qu’elles donnent la meilleure lumière.

Remplacer au fur et à mesure (et, bien entendu, quand le luminaire le permet) les ampoules à incandescence par des lampes basse consommation étiquetées classe A.
Attention les lampes à économie d’énergie ne doivent pas être allumées et éteintes constamment. Il faut donc éviter de les mettre dans des pièces où l’on reste peu, comme les toilettes. La lampe met en effet un certain temps à monter en régime, consomme plus à l’allumage, donc s’use plus vite dans ces pièces.

Les lampes sont dotées d’une étiquette énergie qui indique leur niveau en termes d’économie d’énergie.
Les lampes aussi sont classées selon six catégories, de la classe A à la classe G, qui correspondent assez bien au principe de fonctionnement des lampes.
– Classe B: lampes économiques
– Classe C et D: lampes halogènes
– Classe E, F et G: lampes à incandescence

Les lampes classiques produisent 95 % de chaleur et seulement 5 % de lumière.
Les lampes fluorescentes à faible consommation chauffent beaucoup moins et produisent 6 fois plus de lumière, à puissance égale. Plus chères à l’achat, elles ont une durée de vie 6 à 7 fois supérieure et se rentabilisent en particulier dans les lieux les plus occupés de la maison (cuisine et séjour).

En revanche, les lampadaires halogènes doivent être bannis : trois ou quatre fluocompactes, bien réparties créent une ambiance plus lumineuse et plus conviviale.

Les lampes basses consommation (fluo-compactes) représentent un investissement rentable malgré un prix initial supérieur aux lampes ordinaires, avec une durée de vie de 6 à 8 fois plus élevée et une consommation 5 fois moindre que les lampes à incandescence.

1 ampoule halogène de 500 Watt allumée pendant 1 heure consomme la même quantité d’énergie que 25 ampoules basse consommation de 20 Watt utilisées pendant 1 heure.

L’élimination des ampoules incandescentes du marché européen est progressive. Cette élimination progressive se fait en interdisant les importations des ampoules incandescentes, que vous pouvez toujours utiliser si vous avez en réserve, jusqu’à ce que celles-ci prennent fin.

Planification de l’élimination progressive des ampoules à incandescence :
– Septembre 2009 : interdiction de toutes les ampoules mats et des ampoules claires de 100 watts.
– Septembre 2010 : interdiction des ampoules claires de 75 watts.
– Septembre 2011 : interdiction des ampoules claires de 60 watts.
– Septembre 2012 : interdiction des ampoules claires de 40 et 25 watts.
– Septembre 2013 : plus de contraintes sur les ampoules basses consommation et les lampes LED.
– Septembre 2016 : plus de contraintes sur les lampes halogènes.

Selon le ministre Jean-Louis Borloo, si l’on change toutes les ampoules à incandescence en France, on économisera ” l’équivalent de deux fois la consommation annuelle de Paris et sa grande couronne, ” ce qui représente huit térawatts-heures, soit 1 milliard de kWh.

L’inconvénient des ampoules basses consommation tient dans la présence de poudres fluorescentes et d’un gaz à base de vapeur de mercure dans le tube. Ce gaz à base de mercure est non dangereux en cours d’utilisation, mais arrivée en fin de vie, ces lampes constituent un déchet dangereux qui nécessite une élimination spécifique.

Les composants des lampes fluorescentes (mercure, poudre fluorescente, aluminium et verre) peuvent, et doivent, être recyclés : il ne faut ni les casser, ni les jeter à la poubelle, mais les rapporter au distributeur ou les déposer en déchèterie.

Pour l’éclairage extérieur ou l’ouverture de votre portail électrique, installez un système solaire (autonomie d’environ 8h suivant le temps d’exposition au soleil) ou des ampoules à Leds. L’énergie est stockée dans les batteries rechargées par le soleil durant la journée. Avantage : pas besoin de tranchée et une réelle économie sur votre facture d’électricité !

Optez pour un anti-insecte solaire.
Pour profiter des soirées estivales sans vous faire piquer par les moustiques.

Un capteur détecte la nuit et allume l’anti-insecte automatiquement et gratuitement grâce à l’énergie solaire !

• Je choisis mon fournisseur d’énergie
Depuis le 1er juillet 2007, les deux distributeurs historiques EDF et GDF sont des fournisseurs d’énergie parmi d’autres. La libéralisation vise à faire jouer la concurrence et offrir aux entreprises comme aux particuliers des prix plus compétitifs.
soit vous restez aux tarifs réglementés, fixés par les pouvoirs publics et uniquement délivrés par EDF et GDF, en ne souscrivant à aucune nouvelle offre ;
soit vous quittez les tarifs réglementés et choisissez une offre aux prix du marché proposée par tous les fournisseurs, y compris EDF et GDF.

Ces offres permettent la « réversibilité », c’est-à-dire la liberté de revenir par la suite aux tarifs réglementés de l’électricité et du gaz si vous déménagiez. Ce principe du choix du fournisseur est valable jusqu’au 1er juillet 2010. Pour le gaz, il s’agit d’une « réversibilité partielle », renseignez-vous bien sur les conditions d’application !

Dans un contexte d’augmentation du prix de l’énergie, sauf intervention volontaire de l’État, les tarifs réglementés ont toutes les chances de demeurer durablement inférieurs aux tarifs du marché.

• Des « box » pour piloter l’énergie
Grâce à elles, vous pouvez « surveiller » votre consommation d’énergie en temps réel. Proposées avec l’abonnement électrique de votre fournisseur d’énergie, et pas plus grandes qu’une calculette, ces box se branchent directement sur le compteur électronique EDF. Connectées par le biais d’une connexion haut-débit, elles disposent de nombreuses fonctionnalités pour suivre au plus près vos consommations. De quoi vous responsabiliser au quotidien et faire jusqu’à 15 % d’économies. À noter que le Service EDF Suivi Conso (2,40 €/ mois) permet déjà de gérer sa consommation et d’anticiper ses dépenses.